Société
Informations politiques, économiques et sociales
Principaux acteurs
Alliance des nations et des corporations de la Terre (ANCT). L’Alliance coordonne l’expansion pan galactique de l’humanité qui est l’affaire autant des États-nations que de certaines corporations supranationales. Elle tente d’organiser et de policer l’action humaine à l’intérieur et à l’extérieur du système solaire.
États-nations. Les États-nations continuent à exister sur la Terre, même que leur nombre a augmenté; le Québec a notamment acquis son indépendance. Toutefois, cela n’a pas empêché, les pays de se rapprocher grâce au renforcement des grands blocs économiques et la mise en place de l’Alliance.
Corporations supranationales. Elles sont une centaine et contrôlent l’économie planétaire et interplanétaire en opposition et en coopération avec les États-nations. Elles forment un réseau dynamique d’alliés et de concurrents.
Alliance des nations et des corporations de la Terre
Présidence
La Présidence est assumée par une personne élue au suffrage universel par les citoyens des nations membres de l’Alliance.
Pouvoir législatif
Le pouvoir législatif est à deux niveaux : une chambre basse et deux chambres hautes.
a) Assemblée législative (chambre basse)
L’Assemblée législative vote le budget et adopte des lois. Un tiers de ses membres sont nommés par les gouvernements des nations membres, un tiers sont nommés par les conseils d’administration des corporations membres et un tiers sont élus au suffrage universel par les citoyens des nations membres.
b) Conseil des Nations (chambre haute)
Le Conseil des Nations est la composante législative de l’Alliance où se réunissent les représentants des Nations membres. Le Conseil des Nations est présidé à tour de rôle par le ministre des affaires étrangères de chaque État membre, pour six mois. Le nombre de voix d’un pays est plus ou moins fonction de sa puissance démographique. La majorité qualifiée est atteinte si elle regroupe au moins 55 % des États membres représentant au moins 65 % de la population.
c) Conseil des Corporations (chambre haute)
Le Conseil des Corporations est la composante législative de l’Alliance où se réunissent les représentants des corporations membres. Le Conseil des Corporations est présidé à tour de rôle par le président du conseil d’administration de chaque corporation membre, pour six mois. La majorité qualifiée est de 50 % plus un.
Pouvoir exécutif
Les postes à l’exécutif sont attribués par la personne occupant la Présidence parmi les membres de l’Assemblée législative.
Cour de justice de l’Alliance
La Cour de justice de l’Alliance garantit le respect de la législation et veille à l’uniformité de son interprétation. Elle regroupe trois juridictions : la Cour de justice, le Tribunal et le Tribunal de la fonction publique.
Groupes d’Influence de la société civile
Au sujet de l’expansion de l’humaine hors du giron de la Terre, certains groupes ont des opinions tranchées.
Enfants de Gaïa. Les Enfants de Gaïa ne sont pas très favorables à la colonisation des exoplanètes biophiles. Elles favorisent depuis longtemps la mise en place de mesures afin de réduire l’empreinte écologique des humains sur Terre et ailleurs. Ils craignent que la colonisation conduise à la relance de l’exploitation effrénée des ressources naturelles des exoplanètes biophiles.
Expansionnistes Divins. À l’opposé des Enfants de Gaïa, les Expansionnistes Divins font pression sur les gouvernements afin d’accélérer grandement l’émigration vers les exoplanètes biophiles et les Cité de l’espace. Ils voient dans la convergence des formes de vie sur Darwin, Wallace, Lamarck, Cuvier et Linné une preuve du dessein intelligent. Pour eux ces planètes ont été explicitement créées dans le but d’accueillir l’espèce humaine.
Sauveurs d’âmes. Les Sauveurs d’âme sont un groupe de radicaux qui s’opposent pour des raisons religieuses à la navigation dans l’espace éthéré. Ils prétendent que les exonefs aspirent et expirent l’Âme du monde… une incommensurable abomination. C’est pourquoi ils mènent des actions terroristes à la grandeur du territoire de l’Alliance.
Au sujet de la technologie au service de l’amélioration de la condition humaine, un groupe aux multiples factions se démarque.
Transhumains. Les transhumains forment un groupe hétéroclite dont certains sont proches des Enfants de Gaïa et d’autres des Expansionnistes Divins. Ils partagent entre eux le désir de créer un humain amélioré capable de vivre sur Terre ou ailleurs, peu importe l’état des conditions abiotiques et biotiques. Ce pourrait être sur Terre, dans l’espace ou à la surface des planètes du système solaire ou encore dans les colonies planétaires situées à l’extérieur du système solaire. De plus, les modifications esthétiques sont très prisées pour rompre, dit-on, la monotonie. Certains s’étonnent de voir autant de personnes à la peau lézardée ou colorée de façon extravagante, aux visages métamorphosés pour ressembler à un animal ou à une fleur de la Terre ou d’ailleurs.
L’introduction de l’iDac et de l’aura de brouillage a donné naissance à deux mouvements sociaux plus ou moins marginaux.
Communautaires. Plusieurs communautés, plus ou moins autarciques, ont vu le jour sur Terre, dans les colonies et les cités de l’espace. Leurs membres partagent sans pudeur leur vie intime en interfaçant leur iDac, créant ainsi une sorte de réseau local (LAN) où l’aura de brouillage est désactivée. Les critiques disent qu’ils ne font pas de la télépathie, bien qu’ils y aspirent. Selon eux, ils n’échangent pas directement leurs pensées, mais partagent plutôt leurs perceptions, leurs sensations ainsi qu’une traduction de leur dialogue intérieur.
Débranchés. Les adeptes de ce mouvement refusent d’utiliser l’iDac pour accroître leurs facultés mentales. Ils consultent l’Intersubjectivité en se servant uniquement d’une interface visuelle tactile, qui rappelle les claviers des anciens ordinateurs du début de 21ième siècle. À noter que cet isolement volontaire présente des avantages. Par exemple, le célèbre cosmologue Charles Barraud raconte dans une entrevue donnée à Brigitte Santini du Time Univers que ses travaux en mathématiques avancent à un rythme davantage soutenu lorsqu’il se départit de son iDac.
« On n’a pas idée de la distraction que provoque le flot incessant des informations en provenance de l’Intersubjectivité qui transitent par notre iDac. Éteindre l’iDac ne suffit pas car la barrière n’est jamais étanche à cent pour cent. Un peu comme l’eau qui continue de s’échapper des conduites d’eau des grandes villes malgré l’emploi de matériaux avancés. Il y a toujours un certain bruit de fond qui chatouille nos neurones. Je peux comprendre ceux qui décident de vivre seul dans leur tête, du moins pendant un certain temps, afin de se ressourcer. »
Économie, état providence et monde du travail
La poursuite de l’automatisation du secteur agricole, du secteur industriel et du secteur des services tout au long du 21ième siècle a fait disparaître un bon nombre d’emplois, sans pour autant créer de nouveaux consommateurs. D’où l’importance de supporter la consommation. Car en bout de ligne, c’est pour satisfaire les besoins, dit illimités, des êtres humains que l’on produit des biens et des services. La quatrième révolution industrielle provoque donc une refonte de l’économie capitaliste et du monde du travail.
L’économie financière n’est pas trop affectée et continu d’occuper une place centrale tandis que la croissance de l’économie réelle ralentit et que l’économie basée sur la production de biens et services immatériels connaît une forte croissance; une économie basée sur la production de biens et services dans les mondes virtuels se développe.
Du reste, l’économie de partage et la solidarité sociale occupe une place importante dans le monde réel afin de diminuer considérablement l’empreinte écologique de l’humanité sur Terre à une époque où les bouleversements climatiques battent leur plein.
En bout de ligne, le besoin de redistribuer la richesse sur d’autres bases que l’emploi salarié en lien avec la production de biens et services dans le monde réel est marqué par le retour en force de l’État providence. La plupart des économistes et des politiciens supportent pleinement les politiques d’allocation de subsistance et d’emploi axée sur la valorisation de la fabrication ou de la prestation de services effectuées par des humains; le « fabriqué par un humain » devient une marque de prestige et un gage de qualité, un peu comme l’artisanat ou le « fabriqué à la main ».
















